Recherche et Enseignement

Recherche

Research

Pendant presque trente ans de développement de la recherche scientifique, l'A.C.Camargo Cancer Center s'est consolidé comme principal centre de recherche dans le cancer d'Amérique latine pour avoir fait d'importantes contributions pour la science oncologique, principalement dans les domaines de la biologie cellulaire et moléculaire, génétique et génomique du cancer.

Les projets coordonnés par les scientifiques et les médecins sont fomentés par des agences nationales et internationales. Actuellement le CIPE/A.C.Camargo est le coordinateur de l'Institut National de la Science et de la Technologie en Oncogénique - INCITO - projet financé par le CNPq et, dans l'État de São Paulo, par Fapesp.

Les collaborations internationales telles que celles du MD Anderson Cancer Center (Texas, États-unis) et l'Institut National du Cancer (NCI) des États-Unis contribuent à l'échange - entre les différents centres de recherche dans les deux pays - de scientifiques, de chercheurs, de médecins et d'étudiants.

La vocation de l'hôpital à la recherche a débutée pendant les années 1980, avec le partenariat avec l'Institut Ludwig de Recherche sur le Cancer. Depuis 2007, l'hôpital a son propre centre de recherche qui a été renforcé grâce à l'inauguration, en Juillet 2010, du Centre international de la recherche et de l'enseignement (CIPE).

Recherche fondamentale

Pendant les dernières décennies, les laboratoires de recherche fondamentale sur le cancer à travers le monde ont observé une révolution dans la compréhension de la maladie. Depuis la découverte de la structure de l'ADN pendant les années 50 et le développement de techniques pour le diagnostique moléculaire, il y a une quête croissante pour la personnalisation des informations génétiques.

Une autre étape historique a été réalisée au début de ce millénaire, avec l'achèvement du projet du génome du cancer au Brésil, qui consistait de l'étude du code génétique humain pour les mappages des causes possibles et les traitements du cancer. Dirigé par l'A.C.Camargo, le programme a été financé par Fapesp et l'Institut Ludwig.

Depuis lors, dans la course pour l'individualisation du diagnostic et du traitement du cancer, le Brésil s'est toujours maintenu en tête. Le pays a été le pionnier, en Amérique latine, du déploiement des techniques de séquençage qui font l'extraction des informations génétiques de chaque patient - en classant le génome des tumeurs de ces ressources, il devrait être possible d'indiquer avec précision la meilleure option de traitement, selon le profil de chaque patient.

Aujourd'hui, à l'A.C.Camargo, la structure de recherche fondamentale en oncologie est composée de cinq laboratoires: Génomique et biologie moléculaire du cancer, cytogénétique et génétique moléculaire, pathologie d'enquête, génomique médicale et bioinformatique et, finalement, l'oncogénétique moléculaire.

Groupes

Les recherches développées au laboratoire de génomique et de biologie moléculaire sont consacrées à l'identification des processus moléculaires qui se produisent dans les cellules et qui conduisent à l'apparition et à la progression de la tumeur. Pour cela, des outils ont été utilisés et développés pour l'analyse à large échelle du génome et du transcriptome humains, parmi les tumeurs et leurs correspondants normaux (et/ou tumeurs de différents niveaux d'agressivité).

Ce type d'analyse peut conduire à l'identification des différences moléculaires, qui sont caractérisées et utilisées pour comprendre la biologie des tumeurs et identifier les biomarqueurs potentiels pour améliorer la gestion clinique des patients. Parmi les approches utilisées se trouvent le séquençage de la prochaine génération pour l'analyse transcriptionnelle de l'exome humain ; puce à ADNc et PCR quantitatif pour évaluer la transcription; pyroséquençage et séquençage capillaire afin d'évaluer la méthylation du promoteur et la détection des mutations ; et les études fonctionnelles des gènes détectés par des approches à grande échelle.

Le groupe se consacre à l'étude du cancer du sein, du cancer de la prostate et de la tumeur de Wilms (une tumeur pédiatrique dans le rein) dans des questions visant à identifier les changements moléculaires précoces qui déclenchent le processus tumoral et sa progression. En outre, il développe des projets se rapportant au cancer héréditaire, ayant pour objectif de caractériser les gènes déjà connus et associés à un risque accru de développer un cancer et également dans l'identification de nouveaux gènes.

Lignes de recherche

  • Tumeur de Wilms : les gènes dans les voies de signalisation impliqués dans la récapitulation de la néphrogenèse de la tumeur de Wilms : aspects fonctionnels et implications dans la formation de tumeurs. Recherche de marqueurs moléculaires associés à la récurrence de tumeur ;
  • Cancer du sein : recherche de marqueurs moléculaires prédictifs de la progression du carcinome canalaire in situ ; Recherche de marqueurs moléculaires de pronostic du carcinome canalaire du sein ; Identification des variantes d'épissage avec des marqueurs moléculaires potentiels du cancer du sein ;
  • Analyse de mutation génique: Suivi des gènes associés à une prédisposition héréditaire au cancer, y compris le cancer du sein, le syndrome de Lynch et le mélanome familial ; le développement de méthodologies pour l'automatisation des méthodes de détection de mutation génique pour l'application dans la pratique clinique;
  • le développement et l'application des méthodologies disponibles pour identifier de nouvelles mutations somatiques et germinatives avec l'utilisation de la troisième génération de séquenceurs.

Coordinateur :

Dirce Maria Carraro, PhD

Équipe :

Alex Fiorini de Carvalho, PhD
Bianca Garcia Lisboa, MSc
Elisa Napolitano e Ferreira, PhD
Felipe Carneiro da Silva, PhD
Solange Coelho

Le groupe de cytogénétique et de génétique moléculaire - néogène, groupe multidisciplinaire d'étude de néoplasies humaines - a été créé dans le but de développer la recherche fondamentale et appliquée en génétique des tumeurs au moyen de la génération des données de régions/gènes spécifiques impliqués dans la progression ou le déclenchement du cancer.

Les recherches menées par l'équipe visent la compréhension du processus de transformation cellulaire et l'identification de signatures moléculaires qui pourraient potentiellement être utilisées comme paramètres auxiliaires dans le diagnostic et/ou le pronostic pour les patients atteints de cancer.

L'objectif du laboratoire est l'oncologie moléculaire, qui utilise les données de cytogénétique classique et moléculaire comme point de départ pour la délimitation des régions chromosomiques impliquées dans le développement et la progression des tumeurs. Le détail de ces régions se fait au moyen de tests basés sur la technologie de puces (puce d'hybridation génomique comparative et puce à ADNc) couplée à l'utilisation de tests d'expression génique et protéique.

Les principales techniques utilisées par l'équipe comprennent les analyses de biologie moléculaire (RT-PCR en temps réel, le séquençage et l'analyse sur grande échelle, comme la puce à ADNc et la puce d'hybridation génomique comparative) et de cytogénétique moléculaire (HGC chromosomique, FISH et CISH) et classique.

Tout cet appareillage technologique et ces connaissances techniques sont utilisés principalement pour effectuer des recherches sur les tumeurs bénignes (léiomyomes utérins et adénofibromes) et sur les carcinomes (tête et cou, prostate, sein, pénis et sarcomes), outre de promouvoir les études de maladies gynécologiques prolifératives, telles que l'endométriose.

Parmi les nombreux résultats produits par le groupe, une étude récente sur la recherche du récepteur du facteur de croissance transformant bêta de type I et II (TGFs) pour le cancer du sein a révélé que l'analyse de la protéine TGFBII devrait être incluse dans la pratique clinique comme biomarqueur pronostique chez les patients HER-2 négatifs (Paiva CE, Annals of Oncology, 2009). Un autre travail sur des échantillons de cancer du sein a montré que l'analyse du CISH (hybridation in situ chromogénique) peut remplacer la technique FISH (hybridation in situ fluorescente) pour caractériser le modèle de l'amplification du gène HER-2, d'une importance fondamentale pour le tracé des stratégies thérapeutiques chez ces patients (Rosa FE, BMC Cancer, 2009).

Lignes de recherche

  • Marqueurs diagnostiques et pronostiques dans les cancers des glandes salivaires
  • Recherche de gènes candidats à la prédisposition familiale dans les cancers de la tête et du cou
  • Changements dans le nombre de copies génomiques dans les carcinomes des cellules squameuses du larynx et sur son front d'invasion.
  • Marqueurs putatifs dans le cancer du sein obtenus par l'analyse de l'expression génique en grande échelle
  • Changements dans le nombre de copies de l'ADN dans les léiomyomes utérins
  • Néoplasies et épigénomes : caractérisation des changements épigénétiques dans les cancers humains
  • Signature génétique dans les adénocarcinomes de la prostate et ses métastases
  • Développement d'un système d'intégration de données dans le domaine de la bioinformatique
  • L'expression des gènes et étude fonctionnelle sur l'endométriose
  • Caractérisation moléculaire des carcinomes du pénis
  • Recherche sur les changements dans le nombre de copies d'ADN dans les agrégats des proches de patients atteints de cancer colorectal et dans le syndrome de Lynch
  • Évaluation des changements génomiques dans les échantillons de patients atteints de cancer oropharyngé résistant aux protocoles de traitement standard

Coordinateur :

Silvia Regina Rogatto, PhD

Équipe :

Anderson Dias Souza
Graziela Spilborghs
Rogério Nazário

Le Groupe de recherche pathologique utilise des techniques modernes de diagnostic qui permettent aux chercheurs d'obtenir d'importantes informations sur le profil moléculaire de la tumeur. Ces ressources sont utilisées pour le développement de recherches qui peuvent changer le diagnostic et le schéma thérapeutique du cancer.

Les lignes de recherche du groupe, sous la coordination du chercheur et pathologiste Fernando Augusto Soares, sont caractérisées par la recherche d'une meilleure compréhension de l'étiopathogenèse, du comportement biologique et des facteurs prédictifs (prédire la réponse) et les pronostics de divers types de cancer. Génériquement, elle est identifiée comme Pathologie tumorale.

Les recherches développées au laboratoire utilisent des ressources d'immunohistochimie, RCP, puces (ADNc et TMA), techniques de pyroséquençage, séquençage de l'ADN, hybridation in situ chromogénique et fluorescente (CISH et FISH), outre les procédures sophistiquées telles que la microdissection laser, l'étude de réarrangement génique, parmi d'autres techniques moléculaires.

Largement utilisée, la puce à tissu (TMA - en anglais Tissue MicroArray) est un outil de productivité élevée qui permet d'étudier des centaines d'échantillons de tissus provenant de plusieurs patients simultanément dans un bloc de paraffine unique. Le laboratoire dispose de puces à tissus normaux et de néoplasiques du sein, de la thyroïde, de l'estomac, de l'ovaire, du col utérin, de sarcomes, de mélanomes, de lymphomes, entre autres.

Lignes de recherche

  • Lymphomes, les carcinomes péniens et étude du mécanisme des métastases ;
  • Sarcomes ;
  • Lymphomes et oncogenèse virale ;
  • Néoplasies du tractus gastro-intestinal, des os et du système nerveux central ;
  • Recherches morphologiques et moléculaires des néoplasies ;
  • Néoplasies du sein et en cytopathologie.

Coordinateur :

Prof. Fernando Augusto Soares, PhD

Équipe :

Antônio Hugo J. Fróes Marques Campos - MD, PhD
Carlos Ferreira Nascimento
Clóvis Antônio Lopes Pinto - MD, PhD
Cynthia Ap. Bueno de Toledo Osório - MD, MSc
Isabela Werneck da Cunha - MD, PhD
José Vassallo - MD, PhD
Maria Dirlei Begnami - MD, PhD
Rafael Malagoli - PhD
Rodrigo Crespo
Severino da Silva Ferreira
Victor Piana de Andrade - MD, PhD
Liliane Afonso

Le groupe de génomique médicale et de bioinformatique (LGMB) exploite le développement de la recherche génomique, étant responsable de la génération et de l'analyse des données bioinformatiques à grande échelle pour l'étude des maladies humaines comme le cancer. Le groupe effectue des études sur le microenvironnement tumoral, les profils d'expression des microARN et des ARNm dans les tumeurs humaines, l'analyse fonctionnelle des microARN et aussi de la métagénomique dans la recherche sur le rôle de la microflore des tissus et comment est-elle influencée par des agents cancérigènes.

Ayant des projets en étroite collaboration avec d'autres groupes de recherche brésiliens et internationaux, l'expertise du groupe est basée principalement sur la découverte de gènes humains et sur la description du profil d'expression génique globale des tumeurs les plus répandues au Brésil.

Lignes de recherche

  • La métagénomique de la cavité buccale : évaluer comment l'usage du tabac et de l'alcool influe sur l'écosystème bactérien chez les patients avec et sans tumeurs de la cavité buccale. Des technologies de séquençage seront employées à ultra grande échelle, pour évaluer le rôle de ces médicaments dans le groupe de bactéries de la cavité buccale, ce qui permet de détecter la présence éventuelle de bactéries marqueuses pour le développement d'un processus malin.
  • Micro-ARN comme marqueurs d'agressivité dans le cancer du sein : projet de collaboration qui permettra d'évaluer, grâce au séquençage à ultra grande échelle, le rôle des miARN dans les tumeurs du sein métastatiques et non métastatiques. Les marqueurs identifiés seront évaluées dans des essais fonctionnels.

Coordinateur :

Emmanuel Dias-Neto, PhD

Équipe :

Diana Noronha Nunes, PhD
Solange Coelho

Le Groupe d'oncogénétique moléculaire développe des projets d'évaluation et de suivi clinique pour le repérage des syndromes de prédisposition héréditaire au cancer, en particulier les syndromes de Li-Fraumeni et du Xeroderma Pigmentosum.

L'A.C.Camargo est un des centres de référence mondiale du syndrome de Li-Fraumeni et agit sur le repérage et le suivi des patients ayant un diagnostic moléculaire et clinique de la maladie par le biais de partenariats et de collaborations avec des institutions nationales et internationales réputées.

Le groupe développe également des recherches génomiques sur le cancer héréditaire et les stratégies de suivi et de diagnostic précoce, avec une aide ciblée. En outre, il mène des projets impliquant les aspects psychologiques, éducationnels, d'efficacité des coûts et de recherche qualitative (évaluation de la surcharge et de la perception des risques) pour le conseil génétique en Oncogénétique.

Lignes de recherche

  • Recherche clinique et génomique du cancer héréditaire, centrée sur le syndrome de Li-Fraumeni (EPA) et de sa variante syndrome de Li-Fraumeni like (LFL), au moyen de l'analyse des mutations germinatives et/ou du diagnostic présymptomatique sur le gène TP53 chez les patients présentant un syndrome de Li-Fraumeni présumé ;
  • Recherche clinique et génomique des génodermatoses, en se concentrant sur le syndrome du Xeroderma Pigmentosum, avec l'analyse des mutations germinatives et/ou le diagnostic présymptomatique des gènes XPA et XPC chez les patients présentant un syndrome de Xeroderma Pigmentosum présumé.

Coordinateur :

Dr. Maria Isabel Achatz, M.D., PhD

Équipe :

Amanda Nóbrega
Andréia Veloso
Erika M. Monteiro, PhD
Luciana Facure Moredo
Karina Miranda Santiago, MSc